C'est la demande la plus fréquente que nous recevons au printemps : une véranda dont la toiture a pris une teinte verte, parfois noire dans les angles, et qui laisse passer de moins en moins de lumière. La bonne nouvelle, c'est que dans la grande majorité des cas le polycarbonate n'est pas abîmé. La mauvaise, c'est que la plupart des méthodes qu'on trouve en ligne l'abîment pour de bon.
Pourquoi le polycarbonate verdit
Le polycarbonate est un plastique. Contrairement au verre, sa surface se micro-raye au fil des années sous l'effet de la poussière, du vent et des nettoyages trop énergiques. Ces micro-rayures retiennent l'humidité et les spores. Dès que l'air reste humide quelques jours, mousses, algues vertes et lichens s'y installent, d'abord dans les angles et le long des joints, là où l'eau stagne, puis sur toute la surface exposée au nord.
La toiture d'une véranda cumule tout ce qu'il faut : elle est horizontale ou presque, elle sèche lentement, elle est rarement nettoyée parce qu'on ne peut pas monter dessus. Une véranda sous des arbres verdit en deux saisons ; une véranda dégagée, en quatre ou cinq.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire
Le nettoyeur haute pression est la première erreur. Le jet ouvre les joints entre les plaques, fait entrer l'eau dans les alvéoles du polycarbonate, où elle reste et finit en traînées sombres impossibles à retirer, et il peut décoller les capots des chevrons. Nous voyons chaque année des vérandas dont la toiture a été condamnée par un seul passage de Kärcher.
L'éponge grattante, la brosse dure et les produits abrasifs sont la seconde erreur. Ils retirent la mousse, mais ils rayent le polycarbonate, qui devient laiteux et opaque, de façon définitive. Un polycarbonate opaque ne redevient jamais transparent : il se remplace.
Enfin, la javel et les produits chlorés. Ils blanchissent la mousse sur le moment, attaquent les joints et les profilés aluminium, et ruissellent sur le vitrage vertical, les plantes et la terrasse.
Comment nous procédons
Nous commençons par identifier le matériau, polycarbonate alvéolaire, polycarbonate compact ou panneaux sandwich, parce que chacun a ses limites. Ensuite nous appliquons un produit de démoussage biodégradable, doux, que nous laissons agir : c'est le temps de pose qui décolle la mousse, pas la force. Puis la toiture est rincée abondamment à l'eau pure osmosée, projetée à la perche depuis le sol ou depuis une plateforme, jamais en marchant sur la toiture, qui n'est pas faite pour porter une personne.
L'eau osmosée ne contient aucun minéral. Elle sèche sans laisser la moindre trace, même sur un toit incliné qu'on ne peut pas racler. C'est ce qui permet de nettoyer une toiture de véranda sans y toucher autrement qu'avec de l'eau et une brosse souple.
Dans le même passage, nous vidons les chéneaux et vérifions les descentes. Une véranda dont l'eau s'évacue correctement reste propre deux fois plus longtemps, parce que l'humidité ne stagne plus le long des joints.
Et après, pour que ça dure
Un démoussage doux au printemps et un rinçage à l'automne suffisent à casser le cycle. Si la véranda est sous des arbres, un troisième passage pour vider les chéneaux à la chute des feuilles évite le retour rapide de la mousse. Nous le proposons en contrat d'entretien, avec des dates fixées à l'avance.
Si le polycarbonate est déjà laiteux par endroits, nous vous le dirons avant d'intervenir plutôt qu'après : le nettoyage retirera la mousse, mais pas l'opacité. Vous saurez à quoi vous attendre, et vous pourrez décider en connaissance de cause de remplacer ou non les plaques concernées.
Notre prestation de nettoyage de véranda
Ce qui est compris, la méthode, les questions fréquentes, et un devis gratuit en trois étapes. Pour les particuliers, crédit d'impôt de 50 % déduit de la facture.
Article rédigé par l'équipe ProClean-idf à partir de ses interventions. Il décrit nos méthodes ; chaque chantier fait l'objet d'un devis adapté.




